Faire indexer une vidéo par Google : ce qui est exigé, et ce qui est seulement conseillé
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Produire un film et le poser sur une page ne suffit pas à le rendre visible dans Google. Il y a une condition préalable que presque tout le monde ignore.
Un film de marque représente un investissement conséquent. Le rendre trouvable dans la recherche Google prolonge sa durée de vie bien au-delà de la campagne pour laquelle il a été produit. Encore faut-il remplir les conditions.
La condition préalable, souvent ignorée
La page qui héberge la vidéo doit elle-même être indexée et bien se comporter dans la recherche avant que sa vidéo puisse être considérée pour l’indexation.
Autrement dit, l’indexation vidéo n’est pas une porte d’entrée parallèle. Une vidéo posée sur une page que Google n’indexe pas, ou qui ne ressort sur rien, n’a aucune chance. Le travail commence donc sur la page, pas sur le film.
Deuxième exigence du même ordre : la vidéo doit être réellement intégrée à la page et ne pas être masquée derrière d’autres éléments. Un lecteur caché dans un onglet fermé ou derrière une superposition ne compte pas.
Le côté technique
- Utiliser un élément HTML reconnu : video, embed, iframe ou object.
- Servir un format supporté. La liste est large, mais MP4 et WebM couvrent tous les cas courants.
- Fournir une miniature accessible à Googlebot, à une URL stable, d’au moins 60 par 30 pixels. Plus grand est préférable, et les formats JPEG, PNG et WebP conviennent.
- Disposer de ressources serveur suffisantes pour supporter l’exploration : un hébergement qui plie sous les requêtes bloque l’indexation.
Trois manières de déclarer la vidéo
Google accepte les données structurées VideoObject, les sitemaps vidéo dédiés, et le protocole Open Graph. Les trois se cumulent sans se contredire. Renseigner la propriété contentUrl dans les données structurées aide Google à récupérer le fichier lui-même plutôt que de se contenter de la page.
En pratique, les données structurées suffisent pour un site qui héberge quelques films. Le sitemap vidéo devient utile à partir de plusieurs dizaines de vidéos, ou quand elles ne sont pas toutes accessibles depuis un lien.
Les motifs les plus fréquents de non-indexation
- La page hôte n’est pas indexée, ou n’a aucune performance en recherche.
- Le lecteur est masqué, chargé après une interaction, ou injecté trop tard.
- La miniature est inaccessible, trop petite, ou servie depuis une URL qui change.
- Le fichier est servi depuis un domaine tiers que Google ne peut pas explorer.
Un dernier point de bon sens : une vidéo n’a d’intérêt en recherche que si la page qui l’entoure dit de quoi elle parle. Le titre, le texte alentour et la description comptent autant que le fichier.
Sources
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